Dimanche 3 septembre 2006
Rappel des faits:
La bataille de Hott, en l’an 3, et conséquente à la guerre civile intergalactique, vit passer l’éternel conflit Jedis / Siths. Nombres d’entre eux, quel que soit leur camp, moururent lors de cette bataille épique, et meurtrière, aux allures de génocide humain. Nombre d’enfants y perdirent leurs parents, et devinrent ainsi orphelins, envoyés dans des centres d’accueil sur les planètes du système les plus hospitalières -et sécuritaires- possible. Sauf qu’au devant de la bêtise du personnel, une centaine d’enfants furent ainsi envoyés à Arkania, planète du clonage, et autres expériences interdites et malsaines, où les plus puissants laboratoires s‘affrontent sans vergogne, et sans pitié pour ceux qui les entourent…
Des cris…ils résonnent sur les murs fragiles de l’orphelinat, et tapent les oreilles de ceux qui ne dorment pas…et en réveillent certains. Par mis eux, un couple d’un frère et d’une sœur, qui, n’arrivant plus à trouver le sommeil depuis la grande bataille, reste blottis l’un contre l’autre, comme pour se rassurer…Et au milieu des cris viennent se mêler des coups contre les murs, qui apparemment s’effondre aussitôt…des coups qui se rapprochent…Mais tout les deux restent dans leur box, apeurés. Et protégés par un mince rideau, leur seule séparation avec les autres boxes.
Soudain, un coup semble particulièrement proche. Le frère, ouvre la bouche, et un bruit strident commença à en sortir…bruit rapidement étouffé par la main ferme de sa sœur, . Les coups, et les hurlements semblaient quant à eux, de plus en plus pressants…Et les deux enfants restèrent terrassés sur leur lit. Jusqu’à ce qu’un homme, d’une voix tonitruante et incompréhensible, lança d’un ton dur et impitoyable ce qu’il semblait être des ordres. Des pas résonnèrent, des pas qui martelaient le sol avec grand fracas…
La grande sœur se prit soudain en main, comme poussé par la terreur. Par des gestes hâtifs, ses petites mains d’enfant devenu soudain responsable saisirent un sac, le remplirent de tout les vêtements, de nourriture qu’ils avaient tout les deux volé au réfectoire, un soir d’été…elle se rappelait cette soirée là, et fut interrompu dans ses rêveries par les hurlements d’enfants, qui, semblant arrachés de force à leur paisible sommeil, hurlaient de toutes leurs forces tel un sirène lançant un agonisant S.O.S.…
Elle ferma le sac en toute hâte, et pris la main de son jeune frère. Ce dernier lui lança un regard apeuré, et la sœur mis son index sur sa bouche, semblant lui dire par le regard de se taire. Ce fut à ce moment là qu’un homme surgit dans la pièce, après avoir littéralement défoncé la porte y donnant l’accès à coup de blaster. D’un air menaçant, il s’avançait lentement, regardant la pièce…semblable à toutes les autres, et abritant dix gamins, tout au plus. Les rideaux, tous tiré, laissaient transparaître l’extrémité des lits métalliques. Lits où dormaient sûrement de nouvelles proies. Il se mit alors à faire quelque chose d’étrange…il tirait le rideau, avec discrétion, de tout les boxes, et observait ses futur victimes, un air de suffisance et délectation se dessinant sur son visage…Tout les rideaux avaient été ouverts, et toutes ses petites victimes étaient dans leurs lits, dormant…ou faisant semblant. Le frère et la sœur se turent, retenant leur respiration…pas pour longtemps.
L’assassin s’enquit alors de sortir son second blaser, et passant dans le couloir séparant les deux allées de boxes, il tira sur les enfants, qui moururent pour la plupart dans leur sommeil, rêvant simplement de jours meilleurs…Les deux jeunes Voïynik prirent l’opportunité offerte par le vacarme pour s’enfuir, la sœur portant le lourd sac qui serait leur salut dans les prochains jours. Ils couraient, se taisant, ne se regardant pas mais cherchant à chaque instant la présence de l’autre. Chaque porte qui s’offrait à eux n’était qu’un placard à balai, une chambre encore intacte, mais aucune sortie. Et ils couraient…Ils arrivèrent au niveau interdit. Leurs petits pas n’avaient pas alertés les assaillants. Pas encore. Redoutant qu’ils l’aient fait, les deux jeunes survivants s’engouffrèrent sans hésiter dans le long couloir ombragé. Ils ralentirent leur course…et se mettent même à marcher.
Leur isolement soudain avait fait office de sourdine, et couvrait les bruits de combat au dehors, qui pourtant, se rapprochaient…Le petit frère sorti une lampe, et éclaira de la faible lumière du jouet les environs. Des cachots. Voilà l’endroit interdit. Une prison. Ainsi, c’était une prison. La jeune fille faisait marcher son cerveau de sept ans…Tandis que son petit frère promenait sa lumière sur le plus d’endroit qu’il pouvait, toujours aussi terrifié par la terrible obscurité de ce lugubre lieu. Jusqu’à une cellule…
La porte en avait été défoncée, et traînait par terre tout en commençant à rouiller. Une fenêtre diffusait un rayon de lumière continu, qui atterrissait sur un tabouret. Le petit garçon s’empressa de bouger le tabouret vers la mince ouverture. Il n’y avait plus de barreau, une réelle aubaine! La sœur continuait, elle, à se promener à travers les cellules. Et aperçu un faisceau de lumière brillant, éclairant les poussière volant comme de petites étoiles virevoltantes. La lumière? Comment est-ce possible…Elle s’avançait…Et savait que ce n’était pas possible. Arkania était polaire…on lui avait dit. Plongée dans l’obscurité pendant un mois. Ils y étaient depuis deux semaines. C’était impossible…Puis elle s’avança…et vit de grandes chaussures qui soulevaient de la neige, et lui en projetait sur le visage. Se retenir d’éternuer…puis se ressaisissant, elle écoute.
Son frère? N’est ce pas lui qui se plaint…Ce gémissement qui l’agace, qui ressemble à un couinement insupportable lorsque son imbécile de frère veut quelque chose et lui réclame à elle. Pourquoi s’éloigne t’il…? Il ne faut pas qu’elle hurle…Qu’elle ne laisse même pas échapper un cri…attendre. Ils reviendront…c’est obligé. Ils reviendront, son frère dans leurs bras, l’ayant dénoncé. Mais rien…et elle attends des heures durant. Toujours rien. L’attendent-ils au dehors, où impitoyablement, ils refermeront leur cruel piège à loup. Elle se décide enfin à sortir, issant son sac par l’ouverture en premier.
Et se retrouva seule, dans la nuit interminable d’Arkania et dans sa froideur intense, le vent glacé lui fouettant le visage. Et elle se mis en route, traînant son sac, qui laissait une trace sur la neige…Jusqu’à tomber sur une sorte de ville. La jeune Voïynik, désormais sans frère, en arpentait les rues, la mort à l’âme. Ayant trouvé un endroit à l’abris de tout vent cinglant, elle s’y installa. Puis s’y endormis…
Quand elle se réveilla, elle était toujours au même endroit. La jeune fille tenta de se relever…et n’y arriva pas.
Ses membres étaient engourdis par le froid, et commençaient même à geler sur place. Elle aussi, allait en finir…enfin! Son regard divagua alors, virevoltant entre les flocons de la neige qui tombait, et se posa sur toutes sortes de choses…Une poubelle, la façade d’une maison, une enseigne qui clignotait de toutes ses forces pour ne pas s’éteindre, elle-aussi, de froid, une masse informe qui se rapprochait…Et un voile noir s’abattant sur son regard, et qui le clôt…Elle s’endormis de nouveau. Quand elle se réveilla, Kaera n’était déjà plus au même endroit. Pour une fois, elle était dans un lit -confortable, agréable loi d’être comme ceux de l’orphelinat- allongée, et sentant entièrement ses membres lui réagir. Cependant, la jeune fille de sept ans ne trouva pas la Force de se lever. Néanmoins, elle se redressa, et, calant un oreiller derrière son dos, elle observa la pièce. Elle la croyait relativement grande; elle était petite, et elle seule en était l’occupante.
Une armoire longeait le mur à sa droite, et ses habits y avaient été rangé. Il y en avaient d’autres qu’elle ne reconnaissait pas…ceux de son frère, quand à eux, avaient complètement disparus. Puis soudain, des pas précipités semblèrent résonner. Et ils se rapprochaient, devenant de plus en plus calmes, et posés. Ils s’arrêtèrent devant la porte…Leur propriétaire semblait réfléchir. Puis la poignée s’abaissa, et la porte s’ouvrit…Un homme, âgé d’une cinquantaine d’années à peu près, s’assis sur son lit, évitant de s’asseoir sur un de ses membres encore fragiles. Il lui proposa de suivre une formation Jedi. Elle était déjà un peu trop âgée pour commencé, mais il lui proposait cette chance, qui lui assurerait un avenir. Il lui demanda d’être son maître…elle accepta sans y réfléchir.
Quelques années, elle avait déjà acquis nombres de techniques, et l’enseignement Jedi. A quinze ans, elle se décida à en parler avec son maître. Ce dernier voulait terminer son enseignement pour de bon. Il ne lui restait qu’à approfondir, après tout. Mais elle décida le contraire: son départ. Ayant vécu une bonne partie de son adolescence à Drall, et ayant fait bon nombre de connaissances suite à ce nouveau mode de vie, elle mis ses talents aux services d’un homme étrange…sorte de garde du corps, elle protégeait sa famille.
Et ce dernier lui offrait le privilège de fouiller et de s’en donner à cœur joie dans sa bibliothèque. Elle découvrit de nombreuses choses…et approfondis son apprentissage rapidement, grâce aux livres. C’est là que l’homme, voyant son profond intérêt envers sa bibliothèque, lui proposa un nouvel enseignement…Il lui promis une source de savoir infinie, une nouvelle religion où le savoir EST le pouvoir. Elle accepta de nouveau, sans hésiter…et suivi ainsi un enseignement Sith. Un apprentissage aux antipodes de ce qu’elle savait déjà sur la Force. Elle appris à se servir de ses émotions, émotions qu’elle jugeait jusqu’alors comme malsaines, comme on lui avait appris. Et son nouveau maître, qui l’avait baptisé Darth Danger (le péril sombre), tenta de lui inspirer une haine sans faille envers les Jedi. Haine qu’elle ne pu nourrir, trop attachée à son premier enseignement…elle tenta de le cacher à son maître…puis, de peur qu’il le découvre, mis fin à tout cela.
A l’âge de dix-neuf ans, elle assassina son second maître, lors d’un entraînement singulier. Alors qu’il croyait recevoir les coups d’un vulgaire bâton de bois, ce fut ceux, impitoyables et irréversibles, d’un sabre laser à la lame dorée, au manche incrusté de diamants et finement ouvré…son propre sabre l’acheva d’un coup à la nuque, ce qui eu pour effet de ne le décapiter qu’à moitié, sa tête à l’expression surprise pendant misérablement sur sa poitrine ensanglantée. Une alarme s’enclencha soudainement. Ce fut à ce moment là qu’elle pris réellement peur…Elle s’empara de deux sabres, dont celui ayant servi au meurtre, mais ne connaissant pas par cœur l’immense demeure du défunt maître, elle courait partout à la recherche d’une issue quelconque…son cœur battait à s’en rompre la poitrine, et il lui ordonnait presque de courir, courir, courir, comme pour trouver un échappatoire…puis elle se rappela cette nuit-là, ou, pareil à aujourd’hui, elle devait courir pour échapper à un ennemi invisible…son frère n’était plus là. Elle y repensa, s’arrêta même…une immense porte se dressait à sa droite. Elle ne la remarqua pas.
Des pas martelant de toutes leur force le sol se rapprochaient dangereusement…elle s’adossa au mur le plus proche, et s’accroupit, son dos glissant contre le mur…des larmes coulèrent, elle se rappelait de sa faute…les pas parurent butter sur une porte... Ils frappaient contre cette porte…elle restait là, affaissée, se lovant dans ses souvenirs…ils avaient ouvert la porte, après l’avoir défoncé à coup de blaser, et le propriétaire des pieds martelant le sol poussa un hurlement de rage…Il cherchait l’assassin, en vain. Kaera avait enfin remarqué la porte qui s’offrait à son regard. S’avançant vers la porte, elle en tira la poignée. La porte s’ouvrit aussitôt, après un bref examen du scanner rétinien qui la reconnut de suite. Elle prit ses jambes à son cou, et quitta l’immense demeure…
Après de longues heures de marches, qui lui parurent interminables, elle arriva enfin à sa famille adoptive. Personne n’était dans la maison…elle s’enquit alors de changer de vêtements en toute hâte. Sachant parfaitement qu’elle avait trahi sa famille, en assassinant son « employeur », elle rangea ses affaires dans quelques sacs, qu’elle hissa jusqu’à son vaisseau. Puis, saisissant les habits qu’elle portait pendant le meurtre, elle les mit en un petit tas, devant l’habitation…et les brûla. S’asseyant devant le feu, elle le regardait d’un œil morne, ses flammes léchant par effet d’optique la maison. Se sentant de plus en plus coupable, elle enterra le reste de ses habits calcinés, et quitta au plus vite la planète de Drall, pour atterrir sur celle de Commenor.
La bataille de Hott, en l’an 3, et conséquente à la guerre civile intergalactique, vit passer l’éternel conflit Jedis / Siths. Nombres d’entre eux, quel que soit leur camp, moururent lors de cette bataille épique, et meurtrière, aux allures de génocide humain. Nombre d’enfants y perdirent leurs parents, et devinrent ainsi orphelins, envoyés dans des centres d’accueil sur les planètes du système les plus hospitalières -et sécuritaires- possible. Sauf qu’au devant de la bêtise du personnel, une centaine d’enfants furent ainsi envoyés à Arkania, planète du clonage, et autres expériences interdites et malsaines, où les plus puissants laboratoires s‘affrontent sans vergogne, et sans pitié pour ceux qui les entourent…
Des cris…ils résonnent sur les murs fragiles de l’orphelinat, et tapent les oreilles de ceux qui ne dorment pas…et en réveillent certains. Par mis eux, un couple d’un frère et d’une sœur, qui, n’arrivant plus à trouver le sommeil depuis la grande bataille, reste blottis l’un contre l’autre, comme pour se rassurer…Et au milieu des cris viennent se mêler des coups contre les murs, qui apparemment s’effondre aussitôt…des coups qui se rapprochent…Mais tout les deux restent dans leur box, apeurés. Et protégés par un mince rideau, leur seule séparation avec les autres boxes.
Soudain, un coup semble particulièrement proche. Le frère, ouvre la bouche, et un bruit strident commença à en sortir…bruit rapidement étouffé par la main ferme de sa sœur, . Les coups, et les hurlements semblaient quant à eux, de plus en plus pressants…Et les deux enfants restèrent terrassés sur leur lit. Jusqu’à ce qu’un homme, d’une voix tonitruante et incompréhensible, lança d’un ton dur et impitoyable ce qu’il semblait être des ordres. Des pas résonnèrent, des pas qui martelaient le sol avec grand fracas…
La grande sœur se prit soudain en main, comme poussé par la terreur. Par des gestes hâtifs, ses petites mains d’enfant devenu soudain responsable saisirent un sac, le remplirent de tout les vêtements, de nourriture qu’ils avaient tout les deux volé au réfectoire, un soir d’été…elle se rappelait cette soirée là, et fut interrompu dans ses rêveries par les hurlements d’enfants, qui, semblant arrachés de force à leur paisible sommeil, hurlaient de toutes leurs forces tel un sirène lançant un agonisant S.O.S.…
Elle ferma le sac en toute hâte, et pris la main de son jeune frère. Ce dernier lui lança un regard apeuré, et la sœur mis son index sur sa bouche, semblant lui dire par le regard de se taire. Ce fut à ce moment là qu’un homme surgit dans la pièce, après avoir littéralement défoncé la porte y donnant l’accès à coup de blaster. D’un air menaçant, il s’avançait lentement, regardant la pièce…semblable à toutes les autres, et abritant dix gamins, tout au plus. Les rideaux, tous tiré, laissaient transparaître l’extrémité des lits métalliques. Lits où dormaient sûrement de nouvelles proies. Il se mit alors à faire quelque chose d’étrange…il tirait le rideau, avec discrétion, de tout les boxes, et observait ses futur victimes, un air de suffisance et délectation se dessinant sur son visage…Tout les rideaux avaient été ouverts, et toutes ses petites victimes étaient dans leurs lits, dormant…ou faisant semblant. Le frère et la sœur se turent, retenant leur respiration…pas pour longtemps.
L’assassin s’enquit alors de sortir son second blaser, et passant dans le couloir séparant les deux allées de boxes, il tira sur les enfants, qui moururent pour la plupart dans leur sommeil, rêvant simplement de jours meilleurs…Les deux jeunes Voïynik prirent l’opportunité offerte par le vacarme pour s’enfuir, la sœur portant le lourd sac qui serait leur salut dans les prochains jours. Ils couraient, se taisant, ne se regardant pas mais cherchant à chaque instant la présence de l’autre. Chaque porte qui s’offrait à eux n’était qu’un placard à balai, une chambre encore intacte, mais aucune sortie. Et ils couraient…Ils arrivèrent au niveau interdit. Leurs petits pas n’avaient pas alertés les assaillants. Pas encore. Redoutant qu’ils l’aient fait, les deux jeunes survivants s’engouffrèrent sans hésiter dans le long couloir ombragé. Ils ralentirent leur course…et se mettent même à marcher.
Leur isolement soudain avait fait office de sourdine, et couvrait les bruits de combat au dehors, qui pourtant, se rapprochaient…Le petit frère sorti une lampe, et éclaira de la faible lumière du jouet les environs. Des cachots. Voilà l’endroit interdit. Une prison. Ainsi, c’était une prison. La jeune fille faisait marcher son cerveau de sept ans…Tandis que son petit frère promenait sa lumière sur le plus d’endroit qu’il pouvait, toujours aussi terrifié par la terrible obscurité de ce lugubre lieu. Jusqu’à une cellule…
La porte en avait été défoncée, et traînait par terre tout en commençant à rouiller. Une fenêtre diffusait un rayon de lumière continu, qui atterrissait sur un tabouret. Le petit garçon s’empressa de bouger le tabouret vers la mince ouverture. Il n’y avait plus de barreau, une réelle aubaine! La sœur continuait, elle, à se promener à travers les cellules. Et aperçu un faisceau de lumière brillant, éclairant les poussière volant comme de petites étoiles virevoltantes. La lumière? Comment est-ce possible…Elle s’avançait…Et savait que ce n’était pas possible. Arkania était polaire…on lui avait dit. Plongée dans l’obscurité pendant un mois. Ils y étaient depuis deux semaines. C’était impossible…Puis elle s’avança…et vit de grandes chaussures qui soulevaient de la neige, et lui en projetait sur le visage. Se retenir d’éternuer…puis se ressaisissant, elle écoute.
Son frère? N’est ce pas lui qui se plaint…Ce gémissement qui l’agace, qui ressemble à un couinement insupportable lorsque son imbécile de frère veut quelque chose et lui réclame à elle. Pourquoi s’éloigne t’il…? Il ne faut pas qu’elle hurle…Qu’elle ne laisse même pas échapper un cri…attendre. Ils reviendront…c’est obligé. Ils reviendront, son frère dans leurs bras, l’ayant dénoncé. Mais rien…et elle attends des heures durant. Toujours rien. L’attendent-ils au dehors, où impitoyablement, ils refermeront leur cruel piège à loup. Elle se décide enfin à sortir, issant son sac par l’ouverture en premier.
Et se retrouva seule, dans la nuit interminable d’Arkania et dans sa froideur intense, le vent glacé lui fouettant le visage. Et elle se mis en route, traînant son sac, qui laissait une trace sur la neige…Jusqu’à tomber sur une sorte de ville. La jeune Voïynik, désormais sans frère, en arpentait les rues, la mort à l’âme. Ayant trouvé un endroit à l’abris de tout vent cinglant, elle s’y installa. Puis s’y endormis…
Quand elle se réveilla, elle était toujours au même endroit. La jeune fille tenta de se relever…et n’y arriva pas.
Ses membres étaient engourdis par le froid, et commençaient même à geler sur place. Elle aussi, allait en finir…enfin! Son regard divagua alors, virevoltant entre les flocons de la neige qui tombait, et se posa sur toutes sortes de choses…Une poubelle, la façade d’une maison, une enseigne qui clignotait de toutes ses forces pour ne pas s’éteindre, elle-aussi, de froid, une masse informe qui se rapprochait…Et un voile noir s’abattant sur son regard, et qui le clôt…Elle s’endormis de nouveau. Quand elle se réveilla, Kaera n’était déjà plus au même endroit. Pour une fois, elle était dans un lit -confortable, agréable loi d’être comme ceux de l’orphelinat- allongée, et sentant entièrement ses membres lui réagir. Cependant, la jeune fille de sept ans ne trouva pas la Force de se lever. Néanmoins, elle se redressa, et, calant un oreiller derrière son dos, elle observa la pièce. Elle la croyait relativement grande; elle était petite, et elle seule en était l’occupante.
Une armoire longeait le mur à sa droite, et ses habits y avaient été rangé. Il y en avaient d’autres qu’elle ne reconnaissait pas…ceux de son frère, quand à eux, avaient complètement disparus. Puis soudain, des pas précipités semblèrent résonner. Et ils se rapprochaient, devenant de plus en plus calmes, et posés. Ils s’arrêtèrent devant la porte…Leur propriétaire semblait réfléchir. Puis la poignée s’abaissa, et la porte s’ouvrit…Un homme, âgé d’une cinquantaine d’années à peu près, s’assis sur son lit, évitant de s’asseoir sur un de ses membres encore fragiles. Il lui proposa de suivre une formation Jedi. Elle était déjà un peu trop âgée pour commencé, mais il lui proposait cette chance, qui lui assurerait un avenir. Il lui demanda d’être son maître…elle accepta sans y réfléchir.
Quelques années, elle avait déjà acquis nombres de techniques, et l’enseignement Jedi. A quinze ans, elle se décida à en parler avec son maître. Ce dernier voulait terminer son enseignement pour de bon. Il ne lui restait qu’à approfondir, après tout. Mais elle décida le contraire: son départ. Ayant vécu une bonne partie de son adolescence à Drall, et ayant fait bon nombre de connaissances suite à ce nouveau mode de vie, elle mis ses talents aux services d’un homme étrange…sorte de garde du corps, elle protégeait sa famille.
Et ce dernier lui offrait le privilège de fouiller et de s’en donner à cœur joie dans sa bibliothèque. Elle découvrit de nombreuses choses…et approfondis son apprentissage rapidement, grâce aux livres. C’est là que l’homme, voyant son profond intérêt envers sa bibliothèque, lui proposa un nouvel enseignement…Il lui promis une source de savoir infinie, une nouvelle religion où le savoir EST le pouvoir. Elle accepta de nouveau, sans hésiter…et suivi ainsi un enseignement Sith. Un apprentissage aux antipodes de ce qu’elle savait déjà sur la Force. Elle appris à se servir de ses émotions, émotions qu’elle jugeait jusqu’alors comme malsaines, comme on lui avait appris. Et son nouveau maître, qui l’avait baptisé Darth Danger (le péril sombre), tenta de lui inspirer une haine sans faille envers les Jedi. Haine qu’elle ne pu nourrir, trop attachée à son premier enseignement…elle tenta de le cacher à son maître…puis, de peur qu’il le découvre, mis fin à tout cela.
A l’âge de dix-neuf ans, elle assassina son second maître, lors d’un entraînement singulier. Alors qu’il croyait recevoir les coups d’un vulgaire bâton de bois, ce fut ceux, impitoyables et irréversibles, d’un sabre laser à la lame dorée, au manche incrusté de diamants et finement ouvré…son propre sabre l’acheva d’un coup à la nuque, ce qui eu pour effet de ne le décapiter qu’à moitié, sa tête à l’expression surprise pendant misérablement sur sa poitrine ensanglantée. Une alarme s’enclencha soudainement. Ce fut à ce moment là qu’elle pris réellement peur…Elle s’empara de deux sabres, dont celui ayant servi au meurtre, mais ne connaissant pas par cœur l’immense demeure du défunt maître, elle courait partout à la recherche d’une issue quelconque…son cœur battait à s’en rompre la poitrine, et il lui ordonnait presque de courir, courir, courir, comme pour trouver un échappatoire…puis elle se rappela cette nuit-là, ou, pareil à aujourd’hui, elle devait courir pour échapper à un ennemi invisible…son frère n’était plus là. Elle y repensa, s’arrêta même…une immense porte se dressait à sa droite. Elle ne la remarqua pas.
Des pas martelant de toutes leur force le sol se rapprochaient dangereusement…elle s’adossa au mur le plus proche, et s’accroupit, son dos glissant contre le mur…des larmes coulèrent, elle se rappelait de sa faute…les pas parurent butter sur une porte... Ils frappaient contre cette porte…elle restait là, affaissée, se lovant dans ses souvenirs…ils avaient ouvert la porte, après l’avoir défoncé à coup de blaser, et le propriétaire des pieds martelant le sol poussa un hurlement de rage…Il cherchait l’assassin, en vain. Kaera avait enfin remarqué la porte qui s’offrait à son regard. S’avançant vers la porte, elle en tira la poignée. La porte s’ouvrit aussitôt, après un bref examen du scanner rétinien qui la reconnut de suite. Elle prit ses jambes à son cou, et quitta l’immense demeure…
Après de longues heures de marches, qui lui parurent interminables, elle arriva enfin à sa famille adoptive. Personne n’était dans la maison…elle s’enquit alors de changer de vêtements en toute hâte. Sachant parfaitement qu’elle avait trahi sa famille, en assassinant son « employeur », elle rangea ses affaires dans quelques sacs, qu’elle hissa jusqu’à son vaisseau. Puis, saisissant les habits qu’elle portait pendant le meurtre, elle les mit en un petit tas, devant l’habitation…et les brûla. S’asseyant devant le feu, elle le regardait d’un œil morne, ses flammes léchant par effet d’optique la maison. Se sentant de plus en plus coupable, elle enterra le reste de ses habits calcinés, et quitta au plus vite la planète de Drall, pour atterrir sur celle de Commenor.